Il y a des coups de foudre qui font des Bleu au coeur.

Il y a des coups de foudre qui font des Bleu au coeur.
Un coup de barre, parallèle au sol je m'effondre, perpendiculaire à la réalité, je fonds comme neige au soleil de tes yeux glacials, je m'essouffle, un coup de pompe, tu me gonfles, tout me saoule, les dernières gouttes d'alcool s'écoulent dans ton cou, je rêve que ma langue s'y attarde encore un coup, de Rein, coup de maître, mon Roi, je rêve que la tienne fasse de même dans un corps à corps en Mai mineur. Je m'imagine déjà nue contre ton corps, encore, mon coeur bat comme un coup de téléphone qui fait vibrer ta poche, comme un grelot qui chante ton nom. Mais trop de voyeurs nous jettent des coups d'oeils, tous attendant de nous démasquer. A travers mon déguisement de joie, implorant ton regard, espérant un coup de main de ta part, je te fixe et je m'attarde un peu trop à t'admirer. Les heures s'écoulent, et les esprits s'échauffent de trop, il pleut des étincelles, un ô-rage éclate dans tes yeux bleus, coups de chaud. Et ça se finit en coups de poings, coups de pieds, des portes qui claquent en coups de vent, des cris, des coups de fil, des gens qui courent, des coups qui pleuvent, un couple qui pleure, et des litres de sang écarlate qui s'écoulent dans l'évier de la cuisine, des sirènes de pompiers qui nous font danser dans la cave, ondulant dans les chiottes crades, une toute dernière tournée pour nous revendre de la joie, on croque tous dans l'-attrape-mouches- et -on -est contents -comme -des -simples d'-esprits, le- soleil se lève et on rit, et toi t'es plus là et coup du sort, je finis par m'écrouler sur le parquet froid. Lavienevautpaslecoupqu'onsedonnelapeinedelaquitter?______________________ Under the thumb.

# Posté le samedi 31 octobre 2009 18:40

Modifié le samedi 07 novembre 2009 13:13

Comme une piqûre de rappel.

Comme une piqûre de rappel.

Il me caresse de sa voix de velours et je retrouve peu à peu mes esprits, ma bouteille de whisky s'étant transformée en bouteille de plongée dans une brume opaque au goût de vomi. Tu veux dormir chez moi ? Oui, je le veux. Marie-moi, mon Dieu, je suis Sainte autant que tu es sain... Doux blasphèmes alcoolisés. Au pied du Pêché, tu es le serpent qui me tend la pomme. Un baiser mortel. Et sa salive comme un poison qui me fait sienne. Je te fais pas peur ? Non, tu devrais ? Il restera sur mes lèvres une addiction aux siennes, jusqu'à ce qu'à nouveau elles m'appartiennent. C'est une belle soirée pour mourir. Il roule à toute allure dans la nuit brune sur des routes étroites et sinueuses, mais je n'ai pas peur. Je me demande juste comment il peut conduire dans l'état qu'il est, vu l'état dans lequel je suis. On dirait un jeu vidéo, et c'est lui qui a les commandes, qui tire les ficelles, et je suis son pantin. La route semble longue, je n'ai plus ni la notion du temps ni celle du bien et du mal. Je me fous bien de la morale. A poil dans le salon avec le Diable, et je devrais avoir peur ? Par ici le Paradis interdit. Demain je pars d'ici. Je me tire, je tire un trait. Tu parles. Secret gardé ? Promis juré, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en Enfer. Du Paradis à l'Enfer il n'y a pourtant qu'un pas, que le Diable franchira. Sacrilèges, je crie, je crois, que je suis dans de beaux draps. Et pour dire ou garder un secret, il n'y a qu'à savoir ouvrir ou fermer sa bouche... Mange-moi. Les tabous passés à tabac. Je saute dans la gueule du loup. A quatre pattes sur le sofa. Sous la douche à la verticale, sous les draps à l'horizontale. Et je rêve éveillée, il est aussi bon qu'il est beau, il est aussi bienveillant qu'il est violent. Je m'enroule dans une serviette blanche et me regarde dans la glace. Je suis lavée, l'esprit lessivé, essoré, des bulles de savon collent encore à ma peau, mais au fond je ne suis pas si nette que ça. J'aperçois son reflet derrière moi. J'ai le Diable au corps, depuis que j'ai un diable en or autour du cou. Un nuage sombre plane dans le miroir. Au milieu de ses deux ciels bleus, le trou noir. Ne plus penser à rien qu'à se faire du bien, et surtout ne pas penser à demain. Demain ça sentira bon le fantasme réalisé, la nostalgie naissante de hier, demain je le sentirai encore en moi, demain je commencerai à compter à rebours... Mais il est déjà demain, dimanche, sept heures du matin, la bombe est posée. Je suis victime et coupable de mon destin. Je suis vouée à rater la marche à chaque fois que je pose le pied. Alors surtout ne plus s'éveiller et dormir et rêver à perpétuité. Il n'est pas pêcheur, lui, il est le pêché. "Noone,noone,noonecangetinthewayofwhatIfeelforyou,you,you..."

# Posté le lundi 19 octobre 2009 17:54

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 19:40

_____Une immense salle blanche aux lignes épurées. Un hôpital. La vie, dans la salle d'attente...___ ______La vie, une salle d'attente ?

_____Une immense salle blanche aux lignes épurées. Un hôpital. La vie, dans la salle d'attente...___ ______La vie, une salle d'attente ?

Des talons rose pâle vertigineux, à l'image de sa démesure, des dents en lames de couteaux, prêtes à mordre, à tout broyer d'un simple sourire, des lèvres pleines, rose sanguin, de velours comme des coussins moelleux et doux, une peau de pêche, à croquer, des jambes-allumettes qui tranchent l'air quand elle avance de sa démarche féline. Une beauté aveuglante, une pâleur sanglante. Une conquérante. Magistrale, lumineuse. Hautaine et lointaine, une tour de cristal. Une fille emprisonnée sur papier glacé. Et l'armée des mannequins-clones qui marchent inlassablement, sur les podiums, au garde-à-vous, la moue neutre, le pas ferme et guerrier, mais avec l'allure fragile des brindilles dans le vent qui se veulent fières et fortes, grandies par des escarpins extravagants, les fragiles poues-soldats qui avancent sans fin à la queue-leu-leu, des robes fantasques comme armures pour protéger leurs os de verre et leur coeur de cristal. Un beau cadeau bien emballé dans du papier brillant, et une inscription funèbre : fragile. Derrière les masques de bonheur, à l'ombre des flashs et des projecteurs, des pleurs. De l'or en barre, des piscines de billets et de champagne, des villas immenses et blanches avec vue sur la mer, et la solitude qui vient ternir le beau tableau. Des rêves comme des bulles de savon rose bonbon immenses qui flottent dans toute la pièce et éclatent au contact du réel. Rester dans l'innocence et l'illusion jusqu'au bout du défilé militaire, attendre que les lumières se fassent obscurité et que les coups de feu viennent retentir entre les lignes. C'est la guerre, de l'autre côté de la page. Guerre Froide.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 16:35

Modifié le samedi 24 octobre 2009 16:19

Une pute sur un mur qui picole du vin pur. Ainsi font, font, font les petites marionnettes. Et ça pue juillet à plein nez entre les lignes.

Une pute sur un mur qui picole du vin pur. Ainsi font, font, font les petites marionnettes. Et ça pue juillet à plein nez entre les lignes.

Poison. Aux veines bleues, aux yeux bleus, aux idées bleues. Le roi, sans couronne, sans-gêne, bague en or et bas de jogging gris. Mon poison. Malin et sanguin. Le roi baise la reine. Quelques coups de reins et puis s'en va. Trois petits tours et puis s'en vont. La reine de rien, au fond. Et le roi des cons. Au fond du gouffre, les larmes aux yeux, fuir fuir en furie. L'arme à l'oeil et la fleur au fusil. Dégaine, dégomme, dégobille. Elle écrit au stylo-bille des mots qui roulent, qui coulent, à l'encre bleue de ses yeux. Se méfier des mecs un peu trop beaux, aux yeux un peu trop bleus. Elle a couru, couru avec ses talons vertigineux et est tombée, évidemment. C'était l'été. C'était mignon. Le papillon vagabond et solitaire errant de fleur en fleur fanée, de chrysanthèmes en fleurs de pavot. "Les pavots ont de grandes fleurs solitaires, souvent très colorées, à quatretales satinés et légèrement froissés". Et vas-y que j'en fais des confettis de tes petites fleurs ridicules. Poison est une oeuvre d'art : il est inutile et sublime. Un immense carré vide, immacuet saint, et macude taches bleu Klein sur toute sa superficie. Une grande blague. Lisse comme une mer calme. Lisse et souillée. Silencieuse et froide comme une tombe. Elle est comme l'un de ces plats tout prêts à mettre au micro-onde, ça lui réchauffe le coeur quand il l'appelle Princesse. Mais une fois l'emballage chiré, il n'y a plus qutout dévorer. La souillon aux souliers d'argent. La salope à la bouche en coeur, la pute au coeur en sucre, vite dildans du petit lait. Petite fleur bleue jusqu'au blanc des yeux. Au revoir. Crinière de feu et instinct de fauve. Sauver sa peau. La moins que rien sortie de derrière les fagots. "La biche fauve s'accoupla au loup bleu". Ainsi mourut le papillon emPoisonné. La boîte de Pandore s'est ouverte, la prétendue vierge a croqué dans la pomme plutôt deux fois qu'une. Le serpent se love, embrasse, étreint, étouffe,glutit, digère et dors. Essence de vie et de mort. Et le cycle éternel des larmes qui coulent sur le rose de ses joues, qu'elleche puis ravale. Un baiser empoisonné. Une rose emprisonnée dans le miroir du passé. Saviorself.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 13:17

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 11:04

Le changement dans la continuité. Je te fuis. On se réveille. Un courant d'air froid, et tu n'es plus là.

Le changement dans la continuité. Je te fuis. On se réveille. Un courant d'air froid, et tu n'es plus là.
____________________Une vierge au bordel, à moins que ce ne soit l'inverse. Bandez-moi les yeux. Il y a un loup dans la bergerie, un loup déguisé en agneau, blanc et innocent. Débraillée, ébouriffée, le coeur qui bat la chamade. Quand tu crieras "au feu", il sera pourtant trop tard. Le temps d'attraper ta petite culotte en dentelle et de détaler. De t'enfuir d'ici ma poupée. Les portes se referment. On parle la même langue mais on ne se comprend pas. C'est à n'y rien comprendre. Des pommettes rose dragée, des yeux peints à l'aquarelle, des larmes au goût de sel. Un parfum comme un poison. "C'est l'histoire d'une gentille petite tailleuse de pipes. Qui empoche des billets froissés dans la conque de ses bonnets B." Allez tous vous faire foutre. Un grand sourire blanc comme un soleil froid. Attrape-rêve-moi si tu veux. Moi je rêve de ta voix veloutée, exquise, envoûtante. Autant que ton regard. Un pouvoir d'attraction subtil et pervers. Les aiguilles font cent fois le tour du cadran en trente secondes. "Suce, bébé suce" crie-t-il dans les toilettes de la discothèque. Aveuglée dans le noir complet. Les enceintes crachent, vomissent un son insoutenable. La terre tremble en rythme. Au rythme de ses pas. La beauté de la tristesse est plus éloquente que celle de la joie. Sale fille de joie. Pardon ? Les braves gens sont scandalisés et montrent du doigt le grand méchant loup. Mets-moi les menottes. La sacrosainte nuit de noces chaque nuit. Les sens à fleur de peau, la langue qui claque contre le palais, lachoire serrée, prête à mordre. Quel palais ? Princesse, suis-moi, je t'emmène. Tu verras, il y a de grands miroirs dans lesquels tu pourras t'admirer et des baies vitrées immenses, comme dans tes rêves d'avenir clinquant à deux francs six sous. Ferme les yeux. Je ferme à clé. Je t'enfermerai dans une cage en plastique dorée et je te ferai chanter jusqu'au petit lendemain. On a dit qu'on s'aimait ou pas ? Je te trompe dans les autres villes, ça compte pas. La pureté salie, noircie comme les poumons d'un fumeur, comme un pot d'échappement pas tout neuf. S'échapper, mettre les voiles, mettre un masque. Se laver à l'eau de Javel du mieux qu'on peut et tout recommencer.

# Posté le mardi 08 septembre 2009 12:56

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 12:43