_____________________________________________________*à toutes les histoires.

_____________________________________________________*à toutes les histoires.
C'est une histoire, une de plus parce que chaque vie est une histoire, souvent une longue histoire. Une histoire d'amour. Encore. Ils sont deux. Elle, elle a la peau très blanche, une petite bouche qui fait toujours la moue, et de très grands yeux très noirs et brillants, parce qu'elle a toujours sommeil. Lui, il est plus âgé, il a de belles dents blanches qu'il dévoile souvent avec ses sourires qui la font fondre, elle. Ils s'aiment, du moins c'est ce qu'ils pensent, pauvres innocents, et ils se détruiront, ou du moins il la détruira, parce que c'est comme ça. Il la détruira parce qu'elle est fragile, avec sa peau de porcelaine, parce qu'elle n'est pas faite pour la vraie vie, elle. Le sort est cruel, avec l'innocence. Lui, il connait la vie, il a grandi, il a appris, seul. Elle, elle rentre souvent par la sortie, elle ne marche pas droit. Elle cherche toujours le mode d'emploi, de la vie. Et puis. Elle attrape sa main, à lui, et elle ne la lâchera pas, du moins pas encore. Il est entré dans sa vie, à elle, dans son coeur, et si jamais il disparaissait du premier, il ne partira pas du dernier. Il est entré sans frapper, et il lui semble qu'elle le connait depuis toujours. Les jours sont longs, fatigués, par les ivresses nocturnes, ils tournent en rond. Elle a peut-être renoncé à l'aimer, après tout, l'étoile qui vous tombe dans les bras n'a jamais l'éclat de l'étoile la plus éloignée, la plus brillante, la plus difficile d'accès. C'est une histoire de compromis, une histoire d'amour, c'est un immense mensonge que les acteurs jouent jusqu'à ce que. Un jour, l'un des coeurs tombera et se brisera, c'est comme ça. Un jour, main dans la main, ou pas, elle et lui tomberont, comme des dominos. C'est la vie, il faut toujours une chute*
# Posté le mardi 17 juin 2008 16:26
Modifié le samedi 28 juin 2008 14:10

L'enfer, c'est les autres.

L'enfer, c'est les autres.
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Que je suis là, un an, une syllabe, qui emprisonne des jours et les transforme en souvenirs, qui regroupe des joies et des peines, surtout une peine qui m'arrache encore quelques soupirs. En un an, on a le temps de faire le tour du monde, et même le tour de la question. En un an, on a le temps d'apprendre, de comprendre, d'attendre. Des lunes durant, j'ai attendu le Messie, celui qui viendrait dépoussrer ma vie. Entre temps, j'ai pleuré des kilomètres de larmes, qui se déversaient inlassablement le long des trottoirs. Combien de fois suis-je tombée, parce qu'il pleuvait trop fort, en dedans comme en dehors. J'ai glissé, çà et là, mes plus beaux sourires, à l'occasion, des rubans de couleurs, qui s'envolent, et s'en vont. Finalement je me souviens surtout des nuits aux joues mouillées de larmes, aux rancoeurs salées, à l'amertume qui ne voulait pas me quitter, et moi qui voulait revoir la mer, qui avait besoin d'un parfum d'été, d'écume et les bars, soirs tachés d'encre noire. Un besoin de prendre le large, sur un navire à la dérive. Une enclume dans le coeur. Et le lit est grand, grand comme un navire qui reste à quai, parce qu'il a peur de se jeter à l'eau, de se noyer... Et si jamais la vie m'engloutit ? On a toujours une peur bleue, bleue comme l'océan de ses yeux, de l'inconnu. J'avais tellement besoin de soleil, et le voienfin. Enfin, cette douce chaleur qui m'enveloppe le coeur, re, je suis légère comme une nuit d'édans un square à tout faire, des choses de mon âge. Et ça m'amuse. Oui, on n'est vraiment pas sérieux quand on a 16 ans. La folie est si douce, quand elle est teintée d'amour, d'amitié, quand on vous tient la main, quand vous n'êtes plus une acrobate sans filet. Le bonheur, c'est peut-être les autres, au fond. Mais c'est si simple de rester immobile à regarder lesordre de mon existence me passer sous le nez. Souvent je me perds à ne pas savoir quoi faire. Et si simple aussi de ne plus répondre au téléphone, de mentir, de vous lâcher la main, de vous pousser dans le ravin. Aujourd'hui j'ai envie de sourire, je croise les doigts. Et dans un an, on fera les comptes, des entrées et des sorties, des ombres, dans ma vie. Ceux qui seront partis, peut-être dans un nouveau paradis, qui me laisseront peut-être me refermer, dans la pénombre, fleur fanée après les gelées des nuits d'été. Parce que tout a une fin.
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# Posté le dimanche 15 juin 2008 18:23

J'ai besoin de tout ça et toi? Moi j'ai besoin de toi, toit, mon roi.

J'ai besoin de tout ça et toi? Moi j'ai besoin de toi, toit, mon roi.
De maux d'amour avec vue sur la mort, en mots d'amour avec
vue sur la mer, couché de soleil sur fond de carte postale aux
c
ouleurs délavées, du sable dans nos poches trouées et plage
d
e sable sous les pieds, contre des pages de maux, textos env-
-oyés, et coups de pied, de poches sous les yeux et de valises
v
ite-fait-bien-fait. Portes qui claquent, sur mes joues, coups de
théâtre, sans happy end à la clé, ni mots d' amour sucrés. Des
envies d e mort qui m e traversent l ' esprit, j e pense à lui qui
doit descendre u n énième whisky. Qu'il se noie, dans sa pisci-
-ne vide, qu' il se vide les veines dans l'évier, à présent, il fait
p
artie du passé, à partir d'aujourd'hui, condamnation à perpé-
-
tui, qu'il ne vienne plus jamais hanter mes penes, mon lit.


# Posté le jeudi 22 mai 2008 17:31
Modifié le dimanche 08 juin 2008 16:57

_________________________________________________! Paranoïa post-célibat

_________________________________________________! Paranoïa post-célibat
__________________________________________________!! C'est la peur qui est en train de prendre possession de moi. Il me semble être en sursis de bonheur. On est toujours en sursis de bonheur, en soi. La peur rôde autour de moi, je ne suis qu'une proie. C'est le temps qui parle. Moi je me tais. J'ai si peur que l'amour s'envole. J'aimerais tant le garder prisonnier. Mais plus les jours passent et plus je me dis qu'il va s'en aller. C'est la fin. De l'année. La fin d'une routine bien organisée. Tout va être chamboulé. Quand il volera de ses propres ailes. Moi je resterai là, sur le côté bas. Sur ma faim, je serai sans doute restée. Le pouce, et le majeur, levés. Enfermée dans ma cage aux barreaux dorés, la porte ouverte. Et alors l'amour pourra s'échapper, lui qui sait voler. Et moi, qu'est-ce que je deviendrai ? Suicide : aujourd'hui ma vie c'est lui. Triste ou heureuse vérité. Oui. Plus basse que terre, j'ai réussi à m'envoler, grâce à un coup de vent, tombé du ciel. Par hasard, on a lancé les dés, on a fait tourner le monde. Ensemble, on a tombé des verres. Et même le voile. J'ai largué les amarres, à la ronde, hissé la grand voile. En route pour demain. En espérant ne pas tourner en rond dans un verre d'eau, en eaux troubles. On vogue tous les deux, main dans la main, sous des arcs, sans ciel. Une flèche en plein c½ur, je ris aux anges. Je distribue mes miettes de tristesse aux nuages et mésanges. Mon ange, ne monte pas au ciel, reste au lit avec moi. Faites l'amour, pas la guerre. Et faites que ça ne s'arrête pas. Montez le son, la fête ne fait que commencer. Ma tête ne fait que tourner, avec le monde, à l'unisson. Combien de tours du ________________________________________________! monde aurons-nous fait ensemble avant de se retrouver dans une ______________________________________________!!!! tombe à se retourner pour l'éternité dans nos cendres ?_______!
# Posté le lundi 19 mai 2008 16:29
Modifié le samedi 31 mai 2008 08:39

Tomber le voile, ce soir face à la lune, sertie d'un bouquet d'étoiles.

Tomber le voile, ce soir face à la lune, sertie d'un bouquet d'étoiles.
___Je suis à l'âge où l'on ne dort nulle part, les ___seuls lits dont je rêve sont des quais de gare. ___Quand l'aube se lève je la suis. Et quand la nuit ___tombe, je tombe aussi. Si tu pars, tu sais que je ___reste ici. Je m'abandonne. Et je t'oublie. En ___théorie. Il est tard, très tard mais le soleil ___n'est toujours pas couché. J'attends que les ___ombres se dessinent plus sombres pour dehors ___pointer le bout de mon nez. C'est une belle ___soirée d'été, été prématuré. Mes seuls pas ___battent le pavé encore tiède de la ville qui ___sombre lentement dans le sommeil. J'allume une ___cigarette, histoire que la fumée nourrisse les ___quelques rares nuages qui s'obstinent à voguer ___dans le ciel. J'arpente les rues, seule, ___délibérément. Je lève les yeux pour constater que ___le soleil n'a toujours pas rencontré le marchant ___de sable. Décidément. Les marchands de poussière, ___de rêve, les échangeurs de poudre, les vendeurs ___de bonbons, se réveillent. Il est l'heure. La ___nuit, un monde nouveau s'ouvre sous les pieds de ___celui qui veut bien le trouver. Me voilà ___engloutie dans les ténèbres où chaque recoin de ___rue est teinté d'ivresse, chaque porte est ___imprégnée de mystère. J'entraperçois la ___définition du mot danger. Des trappes s'ouvrent, ___des volets se ferment. Sous mes paupières, un ___ange passe. Les regards sont plus noirs, plus ___brillants, les idées moins claires. Dans ___l'obscurité, chacun porte un nouveau masque, ___c'est une pièce de théâtre, un drame qui se joue ___chaque nuit, dans l'ombre des portes cochères.

# Posté le lundi 19 mai 2008 14:22
Modifié le dimanche 01 juin 2008 14:30