L'amour est un train. Et j'ai raté le mien.
La vie aussi.

J'ai les paupières lourdes. Cela fait longtemps. Très longtemps. Trop longtemps. Que j'attends. Un train qui ne vient pas. Tous les autres sont partis. Il y a un bon moment. Un après l'autre. Sans crier gare. Sans dire au revoir. Ils ont pris leur train. Ils se sont dessiné un sourire. Et ne sont jamais revenus. Maintenant la gare est vide. Sombre. Cela me fait penser à ton coeur. Ton coeur rempli de bonheur. Ton coeur qui clignote comme une vulgaire enseigne pubicitaire. Qui dit je t'aime. Moi je suis sur le quai. J'attends que ton coeur tombe en panne. J'attends. Simplement. Je ne prends aucun risque. Pourtant je pourrais lui donner un coup de pied. A ton coeur. Un grand coup. Pour qu'il saigne. Pour qu'il arrête de dire je t'aime. Pour que je puisse le réparer. Mais j'attends. Simplement. Le train. Que j'ai raté. J'avaism'assoupir. Il a dû me passer sous le nez. Sans crier gare. Et maintenant j'attends.



# Posté le vendredi 30 novembre 2007 18:02

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 15:59

Comment de tous petits riens peuvent me rendrent heureuse. Et inversement... (malheureusement)

Comment de tous petits riens peuvent me rendrent heureuse. Et inversement... (malheureusement)
Les pieds dans l'eau.
Les yeux dans les larmes.
Le temps s'est arrêté.
A moins qu'il n'ait décidé de se dérouler encore plus vite.
Se dérober sous mes pieds.
Non je ne suis pas au bord de l'océan.
Je ne n'ai pas le regard rivé sur l'horizon.
Le soleil n'est pas en train de se coucher.
Cela fait longtemps qu'il fait nuit.
Et je suis seule, une fois de plus.
Sous la pluie.
Il n'y a pas d'horizon.
La ville est noire.
Noire de nuit. Noire de pluie. Noire d'ennui.
Et j'ai aperçu un ange.
Il était pressé. Il avait un point d'arrivée.
Et moi qui ne sais plus où aller...
J'erre sans m'arrêter.
Dans les couloirs de ma mémoire.
Mais pourquoi donc tant de portes fermées ?
Mais qui a donc les clés ?



Comment de tous petits riens peuvent me rendre heureuse.

Il me suffit d'un petit rien pour échafauder des sous-entendus les plus saugrenus. Alors qu'on dit parfois des choses sans y penser.
Je pèse chaque mot. Chaque signe de ponctuation. Je crée avec le vide. Je crée des histoires improbables. Des rêves irréalisables.
Je peux imaginer tout et son contraire. Selon mon humeur. Avec un mot de ta part. Un geste. Un rien. Un seul. Et n'importe lequel.
Et je m'embarque sur le navire nommé "Espoir" avec pour seul bagage ce mot qui me donne des ailes. Je m'emporte. Et je me perds sans fin dans mon imagination. Il en faut peu pour être heureux. Et il m'en faut encore moins pour retomber le nez dans le ruisseau.



# Posté le vendredi 30 novembre 2007 10:54

Modifié le vendredi 29 février 2008 12:26

________________________________Demain n'est qu'un autre aujourd'hui. . .

________________________________Demain n'est qu'un autre aujourd'hui. . .
Je suis désespérée.
Et remplie d'espoir.
A moins
que ça ne soit que du vide ? Du rêve.

Je me cher
che une consistance. Et un dessein. Il me faut un dessein pour vivre. Survivre. Dessiner. Desseiner. J'invente. Incrédule ? Défiante ? Artiste. Incomprise. Comme tous les artistes. Tout le monde veut être artiste. Tout le monde l'est. A sa façon.
Je me cherch
e dans le dictionnaire.
Qui suis-je ? Optimiste. Pessimiste. Utopiste.
C
omme tout le monde.
A cr
oire que nous sommes les mêmes.
Faux. Car nous sommes uniques.
Uniques.
Comme tout le monde.

Je su
is déçue.
Co
mme avant hier. Comme hier. Aujourd'hui. Demain.
sappointée. Disappointed.
C
hacun y met du sien. Chaque jour.
Et c
ertains y mettent vraiment tout leur coeur. On dirait.
J'en
demande trop. Il faut croire. Sinon... ?

Dan
s la banalité la plus confuse.
M
édiocre. Fade. Quelconque.
Métro.
Boulot. Dodo.
Ou
plutôt...
Exp
édition polaire. Prison. Roupillon.

Je
meuble. Combler le manque. Le vide. Toujours.
Le fr
oid. Le gris. L'ennui. La vie. C'est l'hiver.
Englou
tie. Noyée. Je me laisse glacer.

Lassée. Lassante.

# Posté le lundi 19 novembre 2007 15:13

Modifié le dimanche 20 avril 2008 17:15

Loin des yeux, loin du coeur.

Loin des yeux, loin du coeur.
C'est dur à dire. C'est dur d'y croire. Je ne veux pas. Je ne veux pas. Je ne veux pas. Mais je ne peux pas lutter contre moi. J'ai le coeur vide. Et c'est de ma faute. Ou grâce à moi. Cela dépend de comment on voit ça... Vide n'est pas le terme approprié. Mais à trop joué la fille portée disparue, je disparais véritablement. De toute façon,
tu es mort. C'est un fait avéré. Alors quoi...?!

Je suis juste inutile. Et j'erre sans but. Le vide. Encore une fois. Toujours. Je ne cherche même plus. Je n'ai même plus envie. De rien. Je ne me sens même pas triste. Je me sens vide. Desfois j'ai l'impression d'être un meuble.
Personne ne fait attention aux meubles.

Je ne me rappelle même plus ton visage. Tu es flou. Comme un ange dans un rêve. Tu as survolé ma vie. Et moi j'en fais tout un plat. Les photos ne me ramèneront pas celui que tu es, ou étais. C'est selon. Je ne te reconnais pas. J'aimerais te voir de mes propres yeux. Me rendre compte que tu existes bel et bien. Me rendre compte que tu es toujours aussi beau. Que tes cheveux ont encore poussé. Que tu as encore grandis. Que tu ressembles à un homme. Mais je ne veux pas que tu grandisses. Je veux qu'on reste deux gamins. Qui jouent à "je t'aime, moi non plus". Et je sais que je rêve. Je pourrais aller te voir. Je sais où tu habites. Je sais où tu traînes. Je sais tout de toi. Ou plutôt je savais tout de toi. Je croyais tout savoir. Mais je n'ai pas ma place avec toi. A bien y réfléchir. Je ne l'ai jamais eue. Et sans doute ne l'aurai-je jamais. A la place de me bouger le cul, je suis devant un écran à écouter du piano.
__________________________________________________.Et après je me plains. On aura décidément tout vu.
__________________________________________________.Tu rigolerais bien. Si... Et si tu savais... Avec des si,
__________________________________________________.on mettrait Paris en bouteille, n'est ce pas ?

Le futur ne me ramènera jamais le passé. Et pourquoi est-ce seulement maintenant que je me rends compte de la chance que j'avais ? Mais pourquoi... pourquoi... pourquoi... Suspendu dans le vide vers l'infini. Quand je pense que j'arrivais à être triste. Avant. Quand j'y pense... J'ai envie de me gifler. De gifler celle que j'étais au mois de mai. Et maintenant... et maintenant... qu'est ce que je fais ? Je pose cette question. On me regarde. Mais personne ne répond. Il n'y a rien à faire.

Le temps passe. Les souvenirs cassent.

Et moi je refuse. Tout. Je refuse de rencontrer des gens. Il n'y en a pas. Ils sont tous inutiles. Je ne les connais pas. Je m'en fous. Pourquoi tout le monde me dit "oublie" ? Forget. Forgot. Forgotten. Mais oublier quoi ? Oublier que je n'ai jamais été aussi heureuse qu'avec toi ? Oublier que tu es mon vrai premier amour ? Mais je ne veux pas oublier !
N'oublions pas qu'un jour je t'ai vu. Revu. Et revu. Dans la rue. Tu ne me voyais pas. Des mois ont passé. Un jour tu m'as vu. Merci les amies. Un jour j'ai espéré. Espéré. C'était trop beau pour être vrai. Tous ces moments qu'on partageait. Un jour tu m'as embrassée. Je viens de réaliser. La terre aurait pu s'écrouler sous mes pieds, je m'en foutais. Tu étais là. C'est tout ce qui comptait pour moi. Je t'aime plus que tout. Plus que la vie ? Un jour tu m'as larguée. Je n'ai pas encore compris.
Je fais semblant d'être légère.
Rien ne m'atteint. Non. Au contraire.

Je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas guérir. Je n'ai pas fait le deuil. Je m'accroche absurdément à de l'air. Au Rien.
Pour me faire croire que la vie a un sens. Points de suspension alignés vers l'horizon...


Je suis un disque rayé. Je répète la même chanson depuis l'éternité.

Insatisfaite. Insatisfaite. Insatisfaite chronique.


# Posté le vendredi 16 novembre 2007 16:51

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 13:44

Les yeux qui piquent.

Les yeux qui piquent.
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J'aimerais me changer les idées. Bouger. Mais je ne fais rien pour t'oublier. Enfin si : je m'isole. J'aurais aimé faire ton bonheur. Mais ce n'est pas moi : c'est elle. Et toi, tu fais mon malheur. Je m'enferme dans mon bureau. En compagnie de cahiers, de classeurs. De papiers. Que je souhaiterais voir flamber en un magnifique brasier. Hélas je suis là. Je les côtoies. Je fais semblant de m'y intéresser. Je n'y arrive pas. Je sombre. Ce qu'on appelle lycée m'engloutit petit à petit. La prison. Je pars le matin dans la nuit. Puis je rentre. Il pleut. Il fait déjà nuit. Encore nuit. Toujours nuit. Je marche seule dans les rues de la ville. Et j'ai froid. J'ai froid. C'est long. Et si je ne rentrais pas chez moi ? Et si je courrais chez toi ? En pensant cela je pleure. Comme une idiote. Dans la rue. Il pleut. Les gens n'y voient que du feu. Vous savez une pluie fine et froide comme un couteau. Je marche. Mais au fond je coule. Ce n'est pas la beauté qui prime : c'est la personnalité. La fille hautaine. Voilà ce qu'on pourrait dire de moi. Je ne suis pas hautaine. Je suis méfiante plus que timide. Je suis fragile. Je suis sauvage. Apprenez à me domestiquer. Et vous verrez. Enfin vous me connaîtrez. Véritablement. Des années. Et des années. C'est ça que j'appelle l'amitié. Alors. Vous ne m'aurez pas. Moi. La fille. Qui ne s'attache pas comme ça. Mais quand elle est attachée. Elle est attachée. Je t'ai trouvé. Je t'ai eu. Et je t'aurai. Touche d'optimisme dans mon monde noir. Sans espoir. Plus les jours passent et plus le monde que je croyais avoir créé se casse. En mille morceaux. Tout de suite les grands mots... Car non : je n'avais même pas créé un monde. Tout au plus un hameau... Je construis ma vie sur le vide. Et un jour ils soufflent dessus et tout s'envole. Les poussières d'un amour. Mort. Et enterré. Je ne peux que pleurer sur la tombe. Il n'y en a pas. Parfois, je me surprends à les admirer. Les papillons qui butinent. Qui aussi vite qu'ils s'attachent se détachent. Et n'arrêtent jamais leur infernal ballet. Des personnalités qui provoquent une dépendance. Des gens qui ont de la chance. C'est indéniable. C'est inné. Ils sont chanceux. Je pourrais vous en faire la liste. J'en connais tout un tas. Ce qu'ils touchent se transforme en or. A peine arrivés, tout le monde est à leurs pieds. Et il n'y a pas que la beauté. C'est le destin. Et l'argent je n'en ferai rien. On ne parle que d'argent. Mais l'amour passe bien avant. Tellement avant. Amour et argent, le duo gagnant. L'amour me suffirait amplement.
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Je joue à merveille mon rôle de jeune fille dépressive et déprimée, n'est ce pas ?

# Posté le lundi 12 novembre 2007 15:34

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 13:43