C'est dur à dire. C'est dur d'y croire. Je ne veux pas. Je ne veux pas. Je ne veux pas. Mais je ne peux pas lutter contre moi. J'ai le coeur vide. Et c'est de ma faute. Ou grâce à moi. Cela dépend de comment on voit ça... Vide n'est pas le terme approprié. Mais à trop joué la fille portée disparue, je disparais véritablement. De toute façon,
tu es mort. C'est un fait avéré. Alors quoi...?!
Je suis juste inutile. Et j'erre sans but. Le vide. Encore une fois. Toujours. Je ne cherche même plus. Je n'ai même plus envie. De rien. Je ne me sens même pas triste. Je me sens vide. Desfois j'ai l'impression d'être un meuble.
Personne ne fait attention aux meubles.
Je ne me rappelle même plus ton visage. Tu es flou. Comme un ange dans un rêve. Tu as survolé ma vie. Et moi j'en fais tout un plat. Les photos ne me ramèneront pas celui que tu es, ou étais. C'est selon. Je ne te reconnais pas. J'aimerais te voir de mes propres yeux. Me rendre compte que tu existes bel et bien. Me rendre compte que tu es toujours aussi beau. Que tes cheveux ont encore poussé. Que tu as encore grandis. Que tu ressembles à un homme. Mais je ne veux pas que tu grandisses. Je veux qu'on reste deux gamins. Qui jouent à "je t'aime, moi non plus". Et je sais que je rêve. Je pourrais aller te voir. Je sais où tu habites. Je sais où tu traînes. Je sais tout de toi. Ou plutôt je savais tout de toi. Je croyais tout savoir. Mais je n'ai pas ma place avec toi. A bien y réfléchir. Je ne l'ai jamais eue. Et sans doute ne l'aurai-je jamais. A la place de me bouger le cul, je suis devant un écran à écouter du piano.
__________________________________________________.Et après je me plains. On aura décidément tout vu.__________________________________________________.Tu rigolerais bien. Si... Et si tu savais... Avec des si,__________________________________________________.on mettrait Paris en bouteille, n'est ce pas ?Le futur ne me ramènera jamais le passé. Et pourquoi est-ce seulement maintenant que je me rends compte de la chance que j'avais ? Mais pourquoi... pourquoi... pourquoi... Suspendu dans le vide vers l'infini. Quand je pense que j'arrivais à être triste. Avant. Quand j'y pense... J'ai envie de me gifler. De gifler celle que j'étais au mois de mai. Et maintenant... et maintenant... qu'est ce que je fais ? Je pose cette question. On me regarde. Mais personne ne répond. Il n'y a rien à faire.
Le temps passe. Les souvenirs cassent.
Et moi je refuse. Tout. Je refuse de rencontrer des gens. Il n'y en a pas. Ils sont tous inutiles. Je ne les connais pas. Je m'en fous. Pourquoi tout le monde me dit "oublie" ? Forget. Forgot. Forgotten. Mais oublier quoi ? Oublier que je n'ai jamais été aussi heureuse qu'avec toi ? Oublier que tu es mon vrai premier amour ? Mais je ne veux pas oublier !
N'oublions pas qu'un jour je t'ai vu. Revu. Et revu. Dans la rue. Tu ne me voyais pas. Des mois ont passé. Un jour tu m'as vu. Merci les amies. Un jour j'ai espéré. Espéré. C'était trop beau pour être vrai. Tous ces moments qu'on partageait. Un jour tu m'as embrassée. Je viens de réaliser. La terre aurait pu s'écrouler sous mes pieds, je m'en foutais. Tu étais là. C'est tout ce qui comptait pour moi. Je t'aime plus que tout. Plus que la vie ? Un jour tu m'as larguée. Je n'ai pas encore compris.
Je fais semblant d'être légère.
Rien ne m'atteint. Non. Au contraire.
Je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas guérir. Je n'ai pas fait le deuil. Je m'accroche absurdément à de l'air. Au Rien.
Pour me faire croire que la vie a un sens. Points de suspension alignés vers l'horizon...
Je suis un disque rayé. Je répète la même chanson depuis l'éternité.
Insatisfaite. Insatisfaite. Insatisfaite chronique.